يد واحده ما تصفق

Yedd ouahda ma tsafek
Une main toute seule ne peut pas applaudir

lundi 24 décembre 2007

SAINT DENIS DU SIG

24 Décembre 2007

Aujourd'hui je vais vous parler de ma ville Sig Ex Saint Denis du Sig

Cette ville a été crée le 20 Juin1845 par les Français.

Arrête du 20 juin 1845
Le Président du Conseil, Ministre Secrétaire d'Etat à la Guerre :Vu l'arrêté du 18 avril 1841 sur la formation des centres de population,Vu la délibération du Conseil d'Administration de l'Algérie, en date du 26 février 1845 :
ARRETE :
Article 1er : un centre de population européenne de cent familles sera créé dans la province d'Oran, sur le parcours d'Oran à Mascara, dans la vallée du Sig, non loin du pont et du barrage construits récemment sur cette rivière.
Article 2 : Ce centre, qui prendra le nom de Saint-Denis-du-Sig sera établi conformément au plan de distribution dressé par Monsieur le Chef du Génie à Oran et annexé à la délibération de la Commission administrative de cette ville.
Article 3 : Un arrêté ultérieur en fixera la circonscription territoriale.
Article 4 : Monsieur le Gouverneur Général et Monsieur le Lieutenant Général, commandant supérieur de la province d'Oran, sont et demeurent chargés de l'exécution du présent arrêté.
Paris le, 20 juin 1845
Maréchal Duc de DalmatieLe Conseiller d'Etat, Secrétaire GénéralBaron MartineauLe Gouverneur Général de l'AlgérieMaréchal Duc d'Isly.


Le Sig(Riviere) est situé dans le Tell oranais à 52 Kms au sud-est d'Oran, au débouché de l'importante vallée de la Mékerra, au point de convergence de nombreuses voies de communication à l'extrême sud-ouest d'une vaste plaine d'alluvions qui s'étendait vers le nord jusqu'au marais de la Macta, formé par les embouchures confondues de l'Oued-Sig et de l'Habra. La plaine du Sig, d'une surface approximative de 30.000 hectares est limitée au sud par les derniers contreforts des Béni-Chougrane, à l'ouest par la forêt de Moulay-Ismaël, à l'est, elle est continuée par la plaine de l'Habra que domine Mohammadia(Perrégaux).
La frontière du 1er siècle et son limes
Au 1er siècle, l'occupation en Libye actuelle se bornait aux ports et à une étroite bande littorale. À l'ouest de Gabès, elle s'arrêtait au nord du chott el-fedjedj. Puis la frontière remontait vers le nord, par Capsa (Gafsa), Thelepte (Fériana), Theveste (Tébessa), contournait au nord le massif de l'Aurès, se dirigeait au nord-ouest par les plaines de Sétif et de la Medjana, peut-être jusqu'à Auzia (Aumale), piquait à l'ouest pour atteindre Berrouaghia, suivait la vallée du Chélif par Oppidum Novum (Duperré) et Castellum Tingitanum (Orléansville), franchissait la Mina non loin de Relizane, l'Habra à Castra Nova (perrégaux), le Sig à tasaccora (Saint-Denis-du-Sig) et, après s'être rapprochée de la côte, traversait la Moulouya presque à son embouchure et aboutissait à la mer à Rusaddir (Melilla). Au-delà du Rif, qui échappait à l'emprise impériale, le territoire romain reprenait à Tingi (Tanger) et se prolongeait jusqu'à Sala (Chella)
L'Union Agricole d'Afrique fut fondée en 1846 près d'Oran à Saint-Denis du Sig, proche de la commune de Saint-Denis du Sig qui était un village de colonisation classique.
Le Sig existait déjà à l'époque romaine sous le nom de Tasacorra, du berbère tara (défilé) et corna (Mékerra): défilé de la Mékerra. Des ruines non fouillées à l'époque, se trouvaient sur la rive gauche de la rivière et on y voyait des galeries, des traces de murs ; un temple même devait s'y trouver. Un chapiteau de colonne, provenant de là, était déposé dans la cour de l'école maternelle. L'emplacement de la colonie romaine, marqué par un fort exhaussement du sol, devait s'étendre sur la rive gauche de l'Oued Sig, aux alentours du Petit Barrage. Tasacorra était une des stations de la grande voie romaine qui reliait Rusuccuru (Dellys) à Calama (Nédroma) entre Costa-Nova (Mohammadia) et Régia (Arbal). Près du Petit Barrage furent mis à jour, à plusieurs reprises, des tombeaux contenant des bagues, des colliers et autres bijoux. Les débris d'amphores et de poteries diverses y étaient très nombreux. Après les Vandales qui laissèrent peu de traces, les Maures s'installèrent dans la région et s'y adonnèrent à la culture. On y voyait encore les ruines d'un aqueduc qui partait de la gorge où a été construit le Petit Barrage et passait au-dessus de l'emplacement occupé par le canal du réseau d'irrigation. On avait attribué aux Romains la paternité de cet aqueduc, mais les matériaux employés, notamment des perches bien conservées, dénotaient un ouvrage plus récent. Au tout début de l'installation des Français en Algérie ; le Sig fut désigné comme gîte d'étape pour engager la lutte contre l'émir Abd el-Kader et plusieurs combats furent livrés dans la plaine attenante. Un
arrête du 20 juin 1845 du Maréchal, duc de Dalmatie, Ministre de la Guerre, prescrivit la création du centre de Sig (Saint-Denis-du-Sig). Mais contrairement à ce qu'avaient fait les Romains, l'emplacement fut choisi sur là rive droite. Il s'agissait alors d'en faire une tête de pont défendant le passage de la rivière et l'accès d'Oran contré les attaques des pillards venant de l'intérieur. En même temps une zone d'irrigation était constituée : elle était alimentée par un barrage-déversoir (le Petit Barrage) établi par le Génie Militaire en 1845 dans un défilé de l'Oued Sig à 3 kilomètres en amont de la ville. Une digue de 7 mètres de hauteur fut construite sur ce barrage en 1858 et il put, alors contenir une réserve de 3 millions de mètres cubes d'eau. Cette digue fut emportée le 8 Février 1885 en même temps qu'une partie de celle du : Grand Barrage édifié en 1883 à 17 kilomètres en amont du premier. Le Grand Barrage fut restauré aussitôt : une digue de 100 mètres de long - 30 mètres de hauteur - une largeur à la base de 32 mètres pour une largeur de la plate-forme de 4 mètres. Sa capacité dépassait les 15 millions de mètres cubes. Les premiers habitants de cette nouvelle colonie furent des Allemands d'abord ; puis des Francs-Comtois. Mais les travaux de défrichements et le voisinage des marais amenèrent bientôt des fièvres paludéennes et ce premier peuplement disparut sans laisser de traces. II fallut attendre l'exode massif des Alsaciens - Lorrains après la débâche de 1870, les tragiques déportations des condamnés politiques du soulèvement de la Commune de Paris en 1871 et l'arrivée des émigrants Espagnols fuyant sévices et misères de leur pays, pour que se forge le creuset initial des futures générations de Pieds-Noirs. Sig situé dans le Sahel Algérien, à une altitude de 60 mètres, jouissait d'un climat marin, d'une très grande douceur en hiver, bien qu'en été la chaleur y sévissait avec intensité. Par temps de sirocco, le mercure atteignait 42° C à l'ombre. Le régime des pluies y était assez irrégulier. La cité avait la forme d'un rectangle de 670 mètres de long, de l'ouest à l'est, sur 600 mètres de largeur du nord au sud. Les rues se coupaient à angle droit. Deux grands boulevards d'une largeur de 25 mètres limitaient la ville au nord et au sud. Au Centre, courait de l'ouest à l'est, la route nationale d'Oran à Alger, laquelle s'élargissait dans l'agglomération pour former l'Avenue de la république, belle artère de 32 mètres de largeur, bordée de ficus à petites tailles et de faux-poivriers. Les cafés, les magasins y étaient installés et dès la belle saison revenue, la population se livrait, depuis des lustres, au plaisir de "faire le boulevard" jusqu'à une heure fort avancée de la nuit, du pont à l"hôpital. Le régime militaire prit fin en 1854. Le 13 Janvier 1855, le Sig fut désigné comme chef-lieu d'un commissariat civil. Sous l'administration éclairée des Commissaires civils, assistés d'un Conseil municipal nommé jusqu'en 1867 par arrêté du Gouvernement Général, puis élu au suffrage universel, le Sig prit rapidement une grande extension. De grands travaux d'utilité publique furent activement poussés ou préparés. D'élégantes constructions particulières s'élevèrent de toutes parts, remplaçant les modestes baraques du début, et de verdoyantes plantations agrémentèrent le centre du village.
- La construction du
chemin de fer en 1861 vint ajouter encore à la prospérité du Sig en ouvrant des débouchés aux produits du sol.
- Le
marché couvert achevé en 1888, situé au centre du village sur l'Avenue de la République, se présentait sous la forme d'une solide bâtisse rectangulaire dont les murs étaient reliés au toit par de hautes persiennes assurant le renouvellement de l'air. Derrière le marché se trouvait une poissonnerie alimentée par des pêcheurs d'Arzew.
-
L'Hôtel de Ville, inauguré en 1898, édifié selon les plans établis par A. de Maupassant, ingénieur (1841-1923) qui se révéla un grand bâtisseur au Sig, était un très bel édifice de fort grand air avec son perron en pierre de taille et sa façade sculptée. On accédait au 2éme étage où s'ouvrait la splendide salle des fêtes, résonnant encore de tant de souvenirs, par un double escalier de marbre blanc. De la terrasse, on jouissait d'un coup d'œil superbe sur la plaine et sur la
montagne.
vue de laex-Chapelle Notre Dame Du Bon Remede

17 commentaires:

Eric a dit…

Bravo pour cet historique

Éric
La Sigoise

M.AUGRIS a dit…

Merci pour cette présentation de Sig.

CHOUCHOU a dit…

stupéfiant de détail bravo

S.Carrier . a dit…

Merci pour cette présentation mais je suis déçue de ne pas pouvoir venir constater par moi-même. La ville a l'air si belle et si pleine du passé de notre Histoire commune.

Anonyme a dit…

Très l'histoire de Saint-Denis du Sig - il faut ajouter : 2 Mosquées : l'une Rue Voltaire - l'autre Boulevard Gambetta.

-pour assurer à la ville une main d'œuvre située à portée, un village musulman de 200 âmes fut créé au sud-est : ce que l'on appelait le village nègre.

- l'École Mira, en bordure du Village Nègre, recevait les élèves musulmans depuis 1912 et son dernier directeur, Monsieur MORRO, était y notablement estimé de tous.


Et vos sources : votre copier/coller du site la Sigoise


http://sigoise.free.fr/spip/

MARIE-FRANCE a dit…

j'avais une amie ANNE MARIE SANCHEZ , soeur de RAYMOND, qui habitait ST DENIS DU SIG, elle venait chez sa soeur à hussein-dey tous les étés, nous nous sommes revues à PARIS, et perdues de vue bêtement! si elle me lit , son amie MARIE FRANCE ne l'a pas oublié, merci de lui faire savoir si vous la connaissez! AMITIES A TOUS LES COMPATRIOTES

Eric a dit…

Marie-France, il t'est possible de retrouver ton amie Anne-Marie Sanchez, en t'adressant directement à son frère Raymond Sanchez. Contacte moi directement pour avoir son adresse.

Ne perds pas cette amitié, de nos jours c'est un trésor. Bonne chance.

Éric
La Sigoise

MARIE-FRANCE a dit…

ERIC BONJOUR MERCI POUR TON MESSAGE MAIS JE NE SAIS COMMENT TE CONTACTER DIRECTEMENT!!! JE SERAIS TELLEMENT HEUREUSE DE RETROUVER ANNE MARIE ET SON FRERE RAYMOND - AMITIES A TOI- MARIE FRANCE

La Sigoise a dit…

Tu peux allez sur mon site et me laisser un message :
http://sigoise.free.fr/spip/spip.php?article14

MARIE-FRANCE a dit…

bonjour à tous!!! J'ai retrouvé mes amis d'enfance ANNE MARIE ET RAYMOND SANCHEZ, nous nous sommes téléphonés longuement! un grand moment de bonheur que ces retrouvailles!!!!! AMITIES A TOUS LES AMIS DE LA-BAS

M.AUGRIS a dit…

Eh bien voilà une très bonne nouvelle !
Nous nous réjouissons pour vous Marie-France.
Je suis votre conversation avec Eric de la Sigoise depuis plusieurs jours sans pouvoir trop vous aider. Je suis content que ce blog ait permis ces retrouvailles.
Il me vient également une idée :
Il serait intéressant que vous nous racontiez toute cette période. Je suis sûr que nos lecteurs de Sig et d'Algérie seraient très intéressés par votre témoignage et quelques photos si vous en avez.
Contactez-moi par mail (monsieur.augris@laposte.net)
Dans l'attente de vos nouvelles.
E. Augris

MARIE-FRANCE a dit…

bonjour m.augris!!! désolée je ne connais pas votre prénom!!! bref! oui effectivement, mon amie ANNE-MARIE SANCHEZ et son frère RAYMOND venaient tous les étés chez leur soeur SYLVIANE à HUSSEIN-DEY, et nous passions d'excellents moments, nous en avons fait des bêtises!!!!! des gentilles bien sur!!! c'était la vie de là-bas, par contre mes amis étaient de SAINT DENIS DU SIG, ville que je ne connaissais pas, dommage, avec le temps on regrette bcp de choses! néanmoins, je suis retournée au pays l'année dernière, j'ai eu un accueil des plus chaleureux, mais si vous le souhaitez ce sera l'objet d'un prochain commentaire afin de ne pas ennuyer qui que ce soit avec un "long message", mais ce retour aux sources a été pour moi très émouvant et.... mais vous saurez la suite la prochaine fois- AMITIES A TOUS

tasacorra365 a dit…

bjr ou bsr bravo de cette histoire de tasacorra,saint denis de sig maintenant son et sig la ville des anciens comme koula,lopez et crispon ect et maintenant les grandes famille comme benkadda,kaddour benkadda,meliani maida, maida,benhalima,benharate et lalaoui ect merci

Anonyme a dit…

Anti menteur:
Je suis desole d'intervenir, mais sur la base de certains documents que j'ai lu , Tasacorra n'a jamais existe' sur l'emplacement contemporain de la ville de Sig autrefois Saint dDenis du Sig . Tasacoora etait un fort romain situe' au dela du grand barrage de chorfa pour seconder le fort romain installe sur les hauteurs d"El Gaada . Sur la plaine de Sig rien ne poussait ,c'etait une region maraicageuse que personne dans l'antiquite n'a oser y vivre donc aux revisionistes qui ne connaissent pas SIG, SVP arreter de falsifier l'histoire de notre chere ville . Sig est un nom chretien qui n'a jamais exister dans le lexique arabo-berbere

Fatim zohra a dit…

Bonjour je suis une sigoise algérienne j ai vraiment aimer tout ce qui avez dis a propos de sig .si vous aimez autant sig venez la visiter et vous serez les bien venus ..bedia fatima zohra .

LAINÉ a dit…

Bravo: c'est passionnant !
Je me permets d'ajouter une pierre à l'édifice,depuis la France
Un de mes arrière arrière grands pères s'appelait Casimir Jospeh SCREVE. Il est né en 1784 à Lille ( France,Nord) Il a épousé Anne Philippa ERIKOFF en 1811 à Lille.Elle était né en 1790 à Hanovre ( Prusse et Allemagne de nos jours), à 600 kilometres d Lille .On pense qu'il fut Soldat de l'Empereur de Napoléon et quu'il l'a ramenée de la Guerre.
Ils ont vécu à Lille,ils ont eu auu moins deux anfants : Albertine (,née en 1829,mon arrière grand mère ) et Casimir Leopold SCREVE,né en 1819.
Casimir Joseph SCREVE est mort à l'Hopital de Lille en 1844 à 60 ans.
..........ett grace aux Archives de l'ANOM, on déécouvre que Casimir Léopold SCREVE épouse Anne ROCHE en 1853....à St Denis du Sig !!!! Il semble qu'il;y soit boucher. Et que sa mère Anne Philippa ERIKOFF (épouse SCREVE , mon arriere arriere grand mère ) est morte le 25/10/1857 à St Denis du Sig !!!!
Devenue veuve en 1844,elle avait suivi son fils en Algérie et ils devaient etre dans les premiers Français arrivés dans votre ville.

allel meliani a dit…

je voudrai savoir qui a pris la clohe ou est elle par quel moyen en cette époque pourtant on l'a visitée cette chapelle et tout d'un coup elle a disparue de la nature