يد واحده ما تصفق

Yedd ouahda ma tsafek
Une main toute seule ne peut pas applaudir

dimanche 20 janvier 2008

Abdelkader "timbrifié" en Algérie en 2007... et en France en 2008 !

L'un des premiers et plus tenaces résistants à la conquête française de l'Algérie dont nous vous avons déjà parlé, doit apparaître sur des timbres français cette année.
Une vente anticipée aura lieu le 20 février à l'Institut du Monde Arabe à Paris. Précisons que cet institut fête cette année ses 20 ans d'existence.
En faisant des recherches sur ce timbre sur internet, je vois que trois timbres célébrant le bicentenaire ont été émis en Algérie, en 2007. Apparemment donc, Abdelkader n'est pas né la même année pour la poste algérienne et la poste française. S'il y a effectivement incertitude sur la date, on peut constater que le personnage est célébré des deux côtés de la Méditerranée, même si ce n'est sans doute pas pour les mêmes raisons. Les Algériens célèbrent le "créateur de l'Etat algérien moderne", les Français, s'ils n'ont pas officiellement motivé leur choix, semblent davantage célébrer celui qui, une fois vaincu par les Français, s'attache au dialogue religieux (comme en témoignent les livres représentés sur le timbre français) et sauve les chrétiens de Damas. Il est d'ailleurs représenté avec le cordon de la légion d'honneur remise par Napoléon III.

Si vous disposez d'informations plus précises sur la représentation d'Abdelkader dans les timbres algériens par le passé et sur son image en Algérie, n'hésitez pas à nous en faire part !

Voici le bloc feuillet de trois timbres émis par la poste algérienne en haut, le timbre français à gauche et l'oblitération illustrée premier jour pour la France en-dessous. Merci au "timbré" Jean-Luc pour cette information.

jeudi 17 janvier 2008

pourqoui Sig n'est plus comme Saint Denis Du Sig?


Comme citoyen de laville de Sig et en regardant les photos de la belle époque de la meme ville sur le web on se pose la question qu'est ce qui est arrivé à cette ville?Elle etait comme la princesse de l'oranie!!!!.

Une j'ai montré à mes élèves ces photos ils étaient surpris de voire le passé de leur petite ville...Ils ont posé la question suivante:Ou est cette ville qui était sibelle si propre?

- Vous savez la réponse......

Moi je ne dis pas ça pour dire que la belle ville serait restée ainsi si les Français étaient là..mais il je dois le dire :il n'y eu pas de contunuité...si comme l'histoire s'est arretée en 1962...pour moi ça me fait trés trés mal de voire la longue dichirrure travers cette histoire qui s'est mal terminée...Dommage que nos enfants ne trouvent plus de signes de vie de cette histoire !ou est passée l'église;devenue en 1974 une poste...comme s'il n'y avait pas de place pour batir.!!!
Pourquoi en Espagne n'a t-on pas démoli les mosquées des musulmans et leurs vertiges en
Andalousie ?Que l'histoire nous pardonne.

La culture coloniale dans la France républlicaine : entretien avec l'historien Pascal Blanchard

L'historien Pascal Blanchard, spécialiste de l'histoire coloniale, nous explique ce qu'est la "culture coloniale" dans la France républicaine.
Cet entretien a été réalisé lors des Rendez-vous de l'histoire de Blois le 21 octobre 2007.


vendredi 11 janvier 2008

"La cité des Roses" de Mouloud Feraoun

Mouloud FERAOUN
La Cité Des Roses



I – Critique Littéraire
1 – L’auteur
Mouloud Feraoun est né le 8 Mars 1913 , dans un village du Djurdjura de 2000 habitants .
Son nom est Aït-Chabane, Feraoun étant le nom attribué par l'état-civil français.
Entré à l’école primaire de Tizi Hibel dès 7 ans , il obtint une bourse à l’E.P.S (collège) de Tizi Ouzou où il prépara le concours d’entrée à l’Ecole Normale d’instituteur de Bouzaréah.
Instituteur en 1935 , il obtint sa première direction d’école à Taourirt Moussa en 1945 .
Lorsqu’en 1952 , il dut exercer à Fort National afin de pouvoir scolariser des enfants qui allaient entrer au collège , il vécut cela comme un exil . Mais le véritable déracinement pour lui , fut sa nomination à Alger .
En 1953 , il reçoit le Prix du roman populiste pour son roman "La terre et le sang".
Il resta trois années à l’Ecole de la Cité Nador ou il prit la direction en Octobre 1957 .
C’est en Octobre 1960 que Mouloud Feraoun rejoignit les Centres Sociaux Educatifs qui avaient pour mission de mettre en place un projet destiné aux populations les plus défavorisées d’Algérie ( cours d’alphabétisation , d’agriculture , d’hygiène , de santé , etc..)
C’est la , alors qu’il participait à une séance de travail , qu’il fut assassiné le 15 mars 1962 avec cinq de ses compagnons ( deux musulmans et trois européens ) par un commando de l’OAS qui les cribla de balles .


Aziz et Manil

http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article1748


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mardi 8 janvier 2008

Une histoire commune en BD (1) : Carnets d'Orient de Ferrandez

Plusieurs dessinateurs de BD se sont intéressés à l'histoire commune de l'Algérie et de la France, le plus souvent parce qu'ils ont un lien affectif ou familial avec l'Algérie. Je voudrais vous parler de deux séries de BD qui m'ont beaucoup plu et qui constituent une approche originale et passionnante de cette histoire. Cette semaine, Carnets d'Orient puis prochainement Azrayen de Lax et Giroud.

Jacques Ferrandez, Carnets d'Orient

Depuis 1987, Jacques Ferrandez, né en Algérie en 1955, a entamé la série Carnets d'Orient (déjà dix épisodes, un dernier annoncé). Le Premier tome, qui a donné son nom à la série avant d'être rebaptisé Djemila, nous conduit sur les traces d'un peintre. Ce peintre, à l'image du Delacroix voyageant au Maroc (remarquable Noces juives au Maroc), est séduit par la lumière du pays et ses femmes..., Djemila en particulier. Si Joseph Constant, ce peintre perçoit la brutalité de la colonisation et s'attache à des personnages tout en nuances loin du racisme et du manichéisme, il s'inscrit bien dans ce courant orientaliste si critiqué par la suite. Mais la vision que Ferrandez a de cet "orient" va évoluer au cours de la série. Dans Le Cimetière des Princesses (tome 5, illustration ci-contre), une étudiante des Beaux-Arts ayant retrouvé les Carnets du peintre se lance dans une expédition sur ces traces et retrouve cet aveu du peintre qui peut aussi sonner comme un aveu de Ferrandez lui-même (qu'il me pardonne si je me trompe...) : "Je vais revenir à Alger vivre enfin une vie débarassée des imaginations orientales."
La série, après avoir couvert la période de la colonisation, suit ses personages aux prises avec la Guerre d'Algérie.

Ferrandez marie habilement les itinéraires personnels de ces personnages et de leur famille sur plusieurs générations et l'histoire des relations compliquées entre l'Algérie et la France. Il intercale des coupures de journaux, des affiches, des photos, des tracts pour donner de l'épaisseur historique à son récit. Les dillemmes auxquels les personnages sont confrontés nous font percevoir la difficulté à penser simplement alors que le monde change et que l'histoire oblige chacun à faire des choix, qu'il le veuille ou non. L'histoire d'amour impossible entre une jeune algérienne et un officier français est ainsi une métaphore de l'impasse dans laquelle se trouve la France en Algérie.

Je vous propose de visionner cet entretien avec l'auteur de la BD, Jacques Ferrandez, réalisé à Blois le 21 octobre 2007. Dans le premier (rassurez-vous, au bout d'un moment, la caméra se redresse...), il nous explique pourquoi il écrit et dessine sur l'Algérie, puis, dans le deuxième, comment il travaille. Merci à lui pour le temps qu'il nous a accordé.





Sur le site des éditions Casterman, la présentation de la série et Jacques Ferrandez qui répond à quelques questions.

Comment son travail est-il perçu en Algérie ?
Le quotidien El Watan en fait le bédéiste de l'année 2007 pour la parution du dernier tome. Jacques Ferrandez nous a cependant fait remarquer que le prix élevé des BD ne permettait pas à la plupart des Algériens de se les procurer. Mais il nous a dit n'avoir reçu aucun commentaire négatif de la part des Algériens.



Les 4 premiers tomes sont déjà au CDI du Lycée Malraux, les suivants sont commandés.


La conquête de 1830 à 1901



1) La Conquête Militaire de l’Algérie (1830-1901)

I. Le Coup d'éventail :

Ainsi, face a l’insolence du consul Pierre Deval le dey ne trouve que répondre, et conformément a l’étiquette Ottomane le chasse de son palais, mais le consul ne l’entend pas de cet oreille et continue a lui tenir tête. Exedé le Dey le chasse de son éventail, d’après certains présents ce 30 Avril 1827 il le frappa au nez. Deval rend compte de l'incident. Hussein poursuit toujours son but de se faire payer par les Bakri. Il somme le grand-duc de Toscane de les lui livrer sous menace de guerre. La France prend la Toscane sous sa protection. Deux escadres prennent la mer, l'une croise devant Livourne, la seconde réclame des excuses que le dey refuse. Le blocus est déclaré et en signe de représailles les comptoirs français sont fermés.

Sitôt le blocus établi, des généraux comme Clermont-Tonnerre et Chabrol proposent de passer à l'offensive. Clermont-Tonnerre étudie le plan de campagne établi au temps de Napoléon 1er : débarquement à Sidi Ferruch, emploi de 33 000 hommes, mais la date de l’offensive est repoussée, et la flotte française vient fermer le port des grandes villes. Le blocus continue : il coûte cher. Hussein refuse toute négociation. Il donne l'ordre d'envoyer une canonnade contre l'escadre française, ce qui aggrave la situation. A la mi-décembre 1829, le roi est décidé à s'emparer d'Alger. Le 7 février 1830, Charles X signe les ordonnances de mobilisation de l'armée et de la flotte.

Le véritable danger provient de l'opposition britannique. Pendant quatre mois, Londres essaie d'arracher aux Français un engagement qui consiste à ne pas tirer profit de leur victoire et d'évacuer Alger dès sa prise. Mais les Français répondent qu'ils n'ont pas d'engagement à prendre, qu'ils discuteront de tout cela une fois la ville d'Alger prise. Ni les menaces de l'Angleterre, ni les objections de la marine, ni les critiques de l'opposition, ne parviennent à arrêter le roi et le ministère

Le 14 Juin 1830, 37 000 hommes débarquent dans la Baie de Sidi Ferruch. Le 19 juin, l'armée algérienne contre-attaque lors de la bataille de Staouéli. Le consul d'Angleterre essaie d'intervenir, mais Bourmont écarte sa médiation et remet une capitulation toute rédigée à laquelle il n'admet aucun changement. Ainsi, malgré leur résistance, Alger et la Kasbah sont conquises le 5 juillet. L'armée compte 415 tués et 2 160 blessés, mais les maladies font le reste : 34 officiers et 600 soldats succombent dans les hôpitaux. Le Général français Bourmont garantit le respect de leur liberté, de leur religion, de leurs propriétés, de leurs commerces, de leurs femmes. Le Général de Bourmont a fait proclamer que l'armée française vient "chasser les Turcs, vos tyrans" et qu'ils seront à nouveau maîtres de leur pays et indépendants. Seulement, il ne veut pas céder Alger aux Ottomans. Les Turcs sont expulsés ce qui provoque le mécontentement du gouvernement français. Bourmont est rappelé et contraint de quitter son poste après juillet 1830.


Lire la suite...


......article de Sofiane et Farid

dimanche 6 janvier 2008

Bonne année 2008... et 1429 !


سنة سعيدة 1429-2008 مع كل النجاح , الصحة والسعادة

Sana saeeda 2008-1429 ma' kul alnajah , alsehah wa alsa'adah

Une très bonne année 2008 et 1429 à tous !


[Photo Y. : Mausolée de Sidi Bouabdallah, près de Chlef]

mardi 1 janvier 2008

La question du mois (3) : La révolte de Mokrani en Kabylie

Une majorité de bonnes réponses pour cette question du mois de décembre. La révolte de Mohammed El Mokrani a effectivement eu lieu en 1871. Vous en apprendrez certainement plus dans le message que vont publier en janvier Célia.C,Célia, Sarah et Malik (élèves d'Alger) à la déportation des Kabyles en Nouvelle-Calédonie. En voici un avant-goût.
Quant aux autres dates, en 1843 avait lieu la prise de la Smala d'Abdelkader, 1945 est la date de la répression de Sétif et Guelma dont nous parlerons Rizlaine et Justine (élèves de Remiremont). 1959, la Kabylie est l'enjeu de luttes pour le contrôle des populations entre le FLN et l'armée française. C'est la situation qui est dépeinte dans le film L'ennemi intime.


La question du mois de janvier

Quels joueurs étaient sélectionnés pour participer avec l'équipe de France de football à la Coupe du Monde 1958 avant d'intégrer l'équipe du FLN ?

- Abdelaziz Ben Tifour
- Moustapha Zitouni
- Rachid Mekloufi
- Larbi Ben Barek
- Djamel Zidane


[photo : El Mokrani]

lundi 24 décembre 2007

SAINT DENIS DU SIG

24 Décembre 2007

Aujourd'hui je vais vous parler de ma ville Sig Ex Saint Denis du Sig

Cette ville a été crée le 20 Juin1845 par les Français.

Arrête du 20 juin 1845
Le Président du Conseil, Ministre Secrétaire d'Etat à la Guerre :Vu l'arrêté du 18 avril 1841 sur la formation des centres de population,Vu la délibération du Conseil d'Administration de l'Algérie, en date du 26 février 1845 :
ARRETE :
Article 1er : un centre de population européenne de cent familles sera créé dans la province d'Oran, sur le parcours d'Oran à Mascara, dans la vallée du Sig, non loin du pont et du barrage construits récemment sur cette rivière.
Article 2 : Ce centre, qui prendra le nom de Saint-Denis-du-Sig sera établi conformément au plan de distribution dressé par Monsieur le Chef du Génie à Oran et annexé à la délibération de la Commission administrative de cette ville.
Article 3 : Un arrêté ultérieur en fixera la circonscription territoriale.
Article 4 : Monsieur le Gouverneur Général et Monsieur le Lieutenant Général, commandant supérieur de la province d'Oran, sont et demeurent chargés de l'exécution du présent arrêté.
Paris le, 20 juin 1845
Maréchal Duc de DalmatieLe Conseiller d'Etat, Secrétaire GénéralBaron MartineauLe Gouverneur Général de l'AlgérieMaréchal Duc d'Isly.


Le Sig(Riviere) est situé dans le Tell oranais à 52 Kms au sud-est d'Oran, au débouché de l'importante vallée de la Mékerra, au point de convergence de nombreuses voies de communication à l'extrême sud-ouest d'une vaste plaine d'alluvions qui s'étendait vers le nord jusqu'au marais de la Macta, formé par les embouchures confondues de l'Oued-Sig et de l'Habra. La plaine du Sig, d'une surface approximative de 30.000 hectares est limitée au sud par les derniers contreforts des Béni-Chougrane, à l'ouest par la forêt de Moulay-Ismaël, à l'est, elle est continuée par la plaine de l'Habra que domine Mohammadia(Perrégaux).
La frontière du 1er siècle et son limes
Au 1er siècle, l'occupation en Libye actuelle se bornait aux ports et à une étroite bande littorale. À l'ouest de Gabès, elle s'arrêtait au nord du chott el-fedjedj. Puis la frontière remontait vers le nord, par Capsa (Gafsa), Thelepte (Fériana), Theveste (Tébessa), contournait au nord le massif de l'Aurès, se dirigeait au nord-ouest par les plaines de Sétif et de la Medjana, peut-être jusqu'à Auzia (Aumale), piquait à l'ouest pour atteindre Berrouaghia, suivait la vallée du Chélif par Oppidum Novum (Duperré) et Castellum Tingitanum (Orléansville), franchissait la Mina non loin de Relizane, l'Habra à Castra Nova (perrégaux), le Sig à tasaccora (Saint-Denis-du-Sig) et, après s'être rapprochée de la côte, traversait la Moulouya presque à son embouchure et aboutissait à la mer à Rusaddir (Melilla). Au-delà du Rif, qui échappait à l'emprise impériale, le territoire romain reprenait à Tingi (Tanger) et se prolongeait jusqu'à Sala (Chella)
L'Union Agricole d'Afrique fut fondée en 1846 près d'Oran à Saint-Denis du Sig, proche de la commune de Saint-Denis du Sig qui était un village de colonisation classique.
Le Sig existait déjà à l'époque romaine sous le nom de Tasacorra, du berbère tara (défilé) et corna (Mékerra): défilé de la Mékerra. Des ruines non fouillées à l'époque, se trouvaient sur la rive gauche de la rivière et on y voyait des galeries, des traces de murs ; un temple même devait s'y trouver. Un chapiteau de colonne, provenant de là, était déposé dans la cour de l'école maternelle. L'emplacement de la colonie romaine, marqué par un fort exhaussement du sol, devait s'étendre sur la rive gauche de l'Oued Sig, aux alentours du Petit Barrage. Tasacorra était une des stations de la grande voie romaine qui reliait Rusuccuru (Dellys) à Calama (Nédroma) entre Costa-Nova (Mohammadia) et Régia (Arbal). Près du Petit Barrage furent mis à jour, à plusieurs reprises, des tombeaux contenant des bagues, des colliers et autres bijoux. Les débris d'amphores et de poteries diverses y étaient très nombreux. Après les Vandales qui laissèrent peu de traces, les Maures s'installèrent dans la région et s'y adonnèrent à la culture. On y voyait encore les ruines d'un aqueduc qui partait de la gorge où a été construit le Petit Barrage et passait au-dessus de l'emplacement occupé par le canal du réseau d'irrigation. On avait attribué aux Romains la paternité de cet aqueduc, mais les matériaux employés, notamment des perches bien conservées, dénotaient un ouvrage plus récent. Au tout début de l'installation des Français en Algérie ; le Sig fut désigné comme gîte d'étape pour engager la lutte contre l'émir Abd el-Kader et plusieurs combats furent livrés dans la plaine attenante. Un
arrête du 20 juin 1845 du Maréchal, duc de Dalmatie, Ministre de la Guerre, prescrivit la création du centre de Sig (Saint-Denis-du-Sig). Mais contrairement à ce qu'avaient fait les Romains, l'emplacement fut choisi sur là rive droite. Il s'agissait alors d'en faire une tête de pont défendant le passage de la rivière et l'accès d'Oran contré les attaques des pillards venant de l'intérieur. En même temps une zone d'irrigation était constituée : elle était alimentée par un barrage-déversoir (le Petit Barrage) établi par le Génie Militaire en 1845 dans un défilé de l'Oued Sig à 3 kilomètres en amont de la ville. Une digue de 7 mètres de hauteur fut construite sur ce barrage en 1858 et il put, alors contenir une réserve de 3 millions de mètres cubes d'eau. Cette digue fut emportée le 8 Février 1885 en même temps qu'une partie de celle du : Grand Barrage édifié en 1883 à 17 kilomètres en amont du premier. Le Grand Barrage fut restauré aussitôt : une digue de 100 mètres de long - 30 mètres de hauteur - une largeur à la base de 32 mètres pour une largeur de la plate-forme de 4 mètres. Sa capacité dépassait les 15 millions de mètres cubes. Les premiers habitants de cette nouvelle colonie furent des Allemands d'abord ; puis des Francs-Comtois. Mais les travaux de défrichements et le voisinage des marais amenèrent bientôt des fièvres paludéennes et ce premier peuplement disparut sans laisser de traces. II fallut attendre l'exode massif des Alsaciens - Lorrains après la débâche de 1870, les tragiques déportations des condamnés politiques du soulèvement de la Commune de Paris en 1871 et l'arrivée des émigrants Espagnols fuyant sévices et misères de leur pays, pour que se forge le creuset initial des futures générations de Pieds-Noirs. Sig situé dans le Sahel Algérien, à une altitude de 60 mètres, jouissait d'un climat marin, d'une très grande douceur en hiver, bien qu'en été la chaleur y sévissait avec intensité. Par temps de sirocco, le mercure atteignait 42° C à l'ombre. Le régime des pluies y était assez irrégulier. La cité avait la forme d'un rectangle de 670 mètres de long, de l'ouest à l'est, sur 600 mètres de largeur du nord au sud. Les rues se coupaient à angle droit. Deux grands boulevards d'une largeur de 25 mètres limitaient la ville au nord et au sud. Au Centre, courait de l'ouest à l'est, la route nationale d'Oran à Alger, laquelle s'élargissait dans l'agglomération pour former l'Avenue de la république, belle artère de 32 mètres de largeur, bordée de ficus à petites tailles et de faux-poivriers. Les cafés, les magasins y étaient installés et dès la belle saison revenue, la population se livrait, depuis des lustres, au plaisir de "faire le boulevard" jusqu'à une heure fort avancée de la nuit, du pont à l"hôpital. Le régime militaire prit fin en 1854. Le 13 Janvier 1855, le Sig fut désigné comme chef-lieu d'un commissariat civil. Sous l'administration éclairée des Commissaires civils, assistés d'un Conseil municipal nommé jusqu'en 1867 par arrêté du Gouvernement Général, puis élu au suffrage universel, le Sig prit rapidement une grande extension. De grands travaux d'utilité publique furent activement poussés ou préparés. D'élégantes constructions particulières s'élevèrent de toutes parts, remplaçant les modestes baraques du début, et de verdoyantes plantations agrémentèrent le centre du village.
- La construction du
chemin de fer en 1861 vint ajouter encore à la prospérité du Sig en ouvrant des débouchés aux produits du sol.
- Le
marché couvert achevé en 1888, situé au centre du village sur l'Avenue de la République, se présentait sous la forme d'une solide bâtisse rectangulaire dont les murs étaient reliés au toit par de hautes persiennes assurant le renouvellement de l'air. Derrière le marché se trouvait une poissonnerie alimentée par des pêcheurs d'Arzew.
-
L'Hôtel de Ville, inauguré en 1898, édifié selon les plans établis par A. de Maupassant, ingénieur (1841-1923) qui se révéla un grand bâtisseur au Sig, était un très bel édifice de fort grand air avec son perron en pierre de taille et sa façade sculptée. On accédait au 2éme étage où s'ouvrait la splendide salle des fêtes, résonnant encore de tant de souvenirs, par un double escalier de marbre blanc. De la terrasse, on jouissait d'un coup d'œil superbe sur la plaine et sur la
montagne.
vue de laex-Chapelle Notre Dame Du Bon Remede

mercredi 19 décembre 2007

le code de l'Indigénat en Algérie

Le code de l’indigénat est un code administratif qui a été appliqué aux indigènes des colonies françaises en 1887

Un état d’injustices qui privilégies les colons

Le nombre d’infractions réprimés par le code de l’Indigénat n’est pas défini . En effet , ce code fut constamment modifié et amélioré afin d’adapter les intérêts des colons aux réalités du pays mais aussi pour améliorer et augmenter leur droits

Le code de l’Indigénat est composé de deux décrets : celui de 1874 et celui de 1881. Le premier est relatif aux communes de plein exercice, le second aux communes mixtes.

Ainsi, dans les centres urbains le magistrat a la liberté de juger comme il le souhaite. Par contre, dans les communes mixtes, l’administrateur a le plein pouvoir. Cela s’explique par le fait que dans les communes mixtes on retrouve en plus grand nombre d’indigènes qui sont déjà régis par leur propre lois , alors que dans les centres urbains , les colons sont en plus grand nombre et doivent donc obéir aux lois françaises . De plus , dans les communes mixtes les indigènes préférent régler eux-même leur problème avec le chef du village , sans passer par l'administrateur .

Le magistrat ou l’administrateur peut donner un ordre à n’importe quel indigène et ce dernier doit exécuter l’ordre sous peine de sanctions voire d’emprisonnement. Il peut aussi juger une personne et décider lui-même de la sanction , ce qui a d’ailleurs entraîné des sanctions excessives . Ainsi , certains « hors la loi » sont obligés de consacrer leur journée au travail pour l’administrateur.

Les indigènes sont ensuite tenus de respecter toute personne française. Parmi les infractions que réprime le code de l’indigénat, on retrouve le refus de comparaître devant l’officier de justice ou le refus de répondre aux convocations du receveur. Le fait de prononcer des propos contre la France, le gouvernement ou les Français peut être synonyme de punition.

Il est aussi interdit de critiquer le code de l’indigénat

Un état discriminatoire envers les indigènes

Tout d’abords, les indigènes sont privés de tout droit politique fondamental. Il ne sont presque pas considérés dans la politique du pays .

La liberté de culte a des limites : l’ouverture d’un établissement religieux est puni par la loi. Certaines pratiques religieuses ou culturelles sont interdites comme la Zerda ou la Ziarra repas public) . Et cela , afin d’empêcher un regroupement des indigènes . (pèlerinage ou

Ils peuvent subir des sanctions excessives sans avoir le droit de se révolter contre ces sanctions sous peine d’être emprisonné .

Parmi les fautes excessives : « détention de plus de 24heures d’un animal égaré »…

Les Musulmans sont punis pour la moindre faute possible , par exemple pour l’oubli de faire viser son permis la où il séjourne même pour 24h . Ils ne peuvent voyager dans d’autres communes sans autorisation et ne doivent pas habiter hors des douars .

Les indigènes n’ont pas le droit à l’erreur en ce qui concerne le paiement . Aucun retard n’est toléré.

Enfin, il est interdit aux indigènes de faire scandale , de commettre des actes de violences et de revendiquer des droits .

A part l’emprisonnement et les amendes , les rebelles peuvent être condamnés a la déportation ( vers la Nouvelle Calédonie par exemple ; c’est le cas de certains Kabyles notamment Mokrani )

La disparition du code de l’Indigénat

Pour justifier le code de l’Indigénat qui réduit les indigènes en esclaves , les colons soutiennent que ce code est censé assimiler , c'est-à-dire civiliser les indigènes afin qu’ils s’adaptent à la civilisation française .

Pourtant , le code de l’indigénat va disparaître , et en trois temps :

L'ordonnance du 7 mars 1944 supprime le statut pénal de l'indigénat. La loi Lamine Guèye du 7 avril 1946 reconnaît la nationalité française pleine et entière à tous les Français, indigènes inclus. Enfin , le statut du 20 Septembre 1947 accorde l'égalité politique et d'accès égal aux emplois de la fonction publique . Les populations autochtones peuvent alors circuler librement dans tout le pays et pratiquer leur coutumes . Malheureusement , les autorités françaises réussirent à faire perdurer ce code jusqu’en 1962 . A partir de cette année , l’Algérie devient un pays indépendant .


Sources :

www.wikipedia.org
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article527
http://bataillesocialiste.wordpress.com/2007/04/02/11946-labrogation-du-code-de-lindigenat/

Mouloud SMATI , formation de la nation algérienne , pp 204-205
http://www.gip-recherche-justice.fr/Algerie/lefeuvre.htm
http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/afrique/indigenat_code.htm

http://inter.culturel.free.fr/textes/indigenat.htm


Manyl et Aziz B.

dimanche 9 décembre 2007

La "Cité des Roses" de Mouloud Feraoun.


Quelles étaient les relations franco-algériennes avant l'indépendance ?
Da
ns la Cité des Roses, Mouloud Feraoun (écrivain et instituteur Algérien ) dresse un tableau de la passion qui lia ces deux pays: c'était un sentiment complexe où se mêlaient et s'entrechoquaient les amours propres , les préjugés , les traîtrises et les ignorances , qui ont conduit à la rupture définitive et dont les fantômes nous hantent encore aujourd'hui .
http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=64386
http://www.arabesques-editions.com/parutions/articles/200751.html

Bientôt sur le blog.
.. Aziz B et Manil

Vivre en Algérie au temps de la colonisation:

Le 14 Juin 1830, 37 000 militaires français débarquent dans la Baie de Sidi Ferruch dans le but de s'attribuer le territoire turc qu'on nommera plus tard Algérie . D'abord gouvernement militaire, l'Algérie devient vite une "colonie de peuplement" grace à la politique mise en place par la Métropole pour inciter les français à peupler le nouveau territoire dominé.

Bientôt, l'Algérie se transforme en une "colonie d'exploitation agricole" et des échanges économiques solides sont établis avec la métropole. Autour de ce nouvel essort économique : les colons (français ou issus de l'immigration européenne), dont le nombre croissant a su tirer profit des terres spoliées aux tribus indigènes.

En parallèle, les indigènes qui sont la plupart du temps répartis dans les zones les plus pauvres sont contraints à devenir ouvriers dans de grandes exploitations agricoles gérées par les colons. En marge de la société, ils ont rarement accès à l’enseignement, leur culture et leurs langues sont opprimées.

Autant que l'Algérie certainement, l'Indochine peut être considérée comme une des grandes réalisations françaises en matière de colonisation. Le passé de l'occupation de l'Indochine Française , suggére des similitudes et des différences entre les deux anciennes propriétés françaises que l'on s'efforcera de mettre en évidence dans nos futurs travaux.

A lire en février
Nour - Chanez - Sarah et Meriem.

L'Algérie sous le régime de Vichy

Le 17 juin 1940, soit près de 2 ans après le début de la Seconde Guerre mondiale, le maréchal Philippe Pétain lance un appel radiophonique encourageant le peuple français à cesser le combat contre les forces allemandes. 24 jours plus tard, il s'autoproclame chef de l'État, et le régime de Vichy est déclaré pour tous les territoires français. Parmi ces terres, l'Algérie, colonie française depuis 1830, et partie intégrante du territoire depuis 1848, soumise à l'autorité de Vichy, joue un rôle important dans la Seconde Guerre mondiale ainsi que dans la chute de l'Empire colonial, et est annonciatrice du déclin de la Collaboration. À la fois actrice et spectatrice, l'Algérie est entre 1940 et 1942 - date du débarquement allié en Afrique du Nord - un exemple de la présence du gouvernement vichyste dans les colonies françaises, en plus d'être d'une importance stratégique pour la Résistance.

Références : * Wikipédia - http://fr.wikipedia.org/ Pages : [Seconde Guerre mondiale], [Juin 1940], [Philippe Pétain], [Opération Torch], [Régime de Vichy]
Présentation du livre "L'Algérie sous le régime de Vichy", de Jacques Cantier -
http://www.bibliomonde.com/livre/algerie-sous-regime-de-vichy-5662.html http://www.scienceshumaines.com/l-algerie-sous-le-regime-de-vichy_fr_2479.html

A lire en février
Amine - Yanis A et Naji

samedi 8 décembre 2007

L'orientalisme et les influences coloniales dans l'art et la littérature

La colonisation européenne ,amorcée dès le Moyen Age , a fait prendre conscience à la Société du XIXe siècle de l'existence d'un autre monde aux moeurs et coutumes diverses qui attisent la curiosité du monde occidental. Plusieurs artistes et auteurs de cette période expriment cet attrait à travers leurs oeuvres qui rendent compte de la vision fantasmée qu'ont les européens de l’orient, mais aussi une vision concrète et réelle que nourrissent les missions scientifiques de l'époque .C'est ainsi que l'orientalisme naît. Ce courant marque l'intérêt de cette époque pour les cultures du Maghreb, turque et arabe. L'art orientaliste ne correspond à aucun style particulier et rassemble des artistes aux oeuvres et aux personnalités aussi différentes et opposées que Horace Vernet, Ingres, Delacroix, Fromentin, ...etc, jusqu'à Renoir avec sa fameuse "Odalisque" de 1884 ou même Matisse et Picasso au tout début du 20e siècle. C'est donc plutôt un thème vaste qui parcourt les différents mouvements picturaux et littéraires de cette période et qui prend des aspects protéiormes aucours du XIXe et du XX siècle . Cet attrait pour l'ailleurs, la recherche de l'exotisme, conquiert la société. C'est l'Orientalisme qui invente le mythe de la langueur orientale, des harems feutrés, des femmes mystérieuses et… offertes .Le harem est en effet un des thèmes récurrents des oeuvres orientalistes ainsi que le désert et la chasse qui fascinent. L’Algerie, et plus particulièrement Alger ,qui est depuis 1830 une colonie française, est une destination incontournable pour les orientalistes. Théophile Gautier est le témoin de cette ferveur tissée autour la ville d'Alger:« Le voyage d’Alger devient pour les peintres aussi indispensable que le pèlerinage en Italie : ils vont là apprendre le soleil, étudier la lumière, chercher des types originaux, des mœurs et des attitudes primitives et bibliques »

Yasmine, Inés, Adlane et Lamine
A lire à partir du 12/02

Alger, ville coloniale


Alger est une petite ville bâtie sur les contreforts des collines du sahel dont la fondation remonte au IVe siècle avant J-C (époque romaine). En 1516, Alger passe sous les ordres de l’empire ottoman, son architecture est donc particulièrement marquée par cette période. Malgré l’enrichissement architectural de la ville, au lendemain de la conquête française de 1830, Alger n’est pas aménagée afin de répondre au besoin européen du XIX eme siècle, qu’est l’industrialisation. C’est ainsi que la France entreprend le projet d’expansion et d’aménagement de la ville.

Notre travail consiste donc, à porter notre regard sur ces aménagements, qui ont mené vers l’européanisation d’Alger, dont l’architecture est, encore aujourd’hui, un témoin de l’époque coloniale française.

Mounira, Hannah, Rym et Djalil
A lire fin janvier